On le pensait parti pour toujours. Et c'est là qu'il refait son entrée.
Ce scénario là, on le connait tous.
Il apparaît dans l'encolure de la porte, mon cœur rate un battement. Peut être même plusieurs. Alors sans même y réfléchir, je m'abandonne à lui, aux détails invisibles à l'œil nu. C'est toujours le même, mais pourtant quelque chose a changé. Mais à l'opposé de ce besoin de céder à la folie, il y a forcément cette part de moi-même, vicieuse et insalubre, qui essaye de me raisonner. Ce qui peut se traduire par ma main qui s'agrippe à ma voisine de table, qui d'un geste indulgent, remplaçant n'importe quel mot, m'explique que tout ira bien. Il n'a fait que quelques pas, pourtant chacun de ses mouvements font hurler mon estomac de douleur. C'est viscéral. Et l'air devient écrasant. Presque irrespirable. J'ignore d'ailleurs d'où me vient la force de bouger au moment où il se penche vers moi. Alors c'était vrai? Son sourire. Sa voix. En réalité, je ne l'avais pas imaginé? Et les frissons dans mon dos au contact de sa peau, mon cœur qui cogne contre mes tempes. Tout ça est bien réel. Alors je dois me résoudre à recommencer à suivre les conversations de cette tablée, les idées confuses et le souffle court. Quelques regards implorants à celles qui savent bien que je ne tiens pas en place, mais toute mon attention est portée sur lui. Et si nos regards se croisent, rapidement mes yeux se plongent dans le flou. Je ne peux pas me permettre de me perdre dans ses pupilles dévastatrices. J'aimerai que le temps s'arrête, une tension s'est installée dans l'air. Seulement, je suis la seule à la percevoir. Un son. Un mouvement communicatif de la bouche et des yeux. Quelques mots. Je dois me concentrer, je dois trouver en moi cette once d'héroïsme qui saurait braver les flammes qui consument chaque cellule de mon corps si je veux être capable de lui répondre. Il acquiesce. Il se souvient. Alors ma concentration et mon self-control s'envolent, mes idées redeviennent nébuleuses pendant les quelques instants où mes yeux te hurlent tout ce que mon cœur m'interdit de te dire.
Mais cette fois quand tu fais allusion à une autre, ce n'est plus anodin. Et je ne peux plus y être indifférente. Comment est-ce arrivé? Comment suis-je tombée amoureuse de toi? Je l'ignore. Et ce n'est pas si important. Les allusions auxquelles tu t'abandonnes me laissent devant le fait accomplit. Je le savais. Mais je ne peux pas t'écouter en parler, sourire aux lèvres. Je sais trop bien que tu te souviens encore de son odeur sur toi et du goût de sa peau. J'ai beau l'avoir toujours su, je tombe de haut. Tu n'es pas mien. Tu ne l'as jamais été.
Tu ne le seras probablement jamais.
Ce scénario là, on le connait tous.
Il apparaît dans l'encolure de la porte, mon cœur rate un battement. Peut être même plusieurs. Alors sans même y réfléchir, je m'abandonne à lui, aux détails invisibles à l'œil nu. C'est toujours le même, mais pourtant quelque chose a changé. Mais à l'opposé de ce besoin de céder à la folie, il y a forcément cette part de moi-même, vicieuse et insalubre, qui essaye de me raisonner. Ce qui peut se traduire par ma main qui s'agrippe à ma voisine de table, qui d'un geste indulgent, remplaçant n'importe quel mot, m'explique que tout ira bien. Il n'a fait que quelques pas, pourtant chacun de ses mouvements font hurler mon estomac de douleur. C'est viscéral. Et l'air devient écrasant. Presque irrespirable. J'ignore d'ailleurs d'où me vient la force de bouger au moment où il se penche vers moi. Alors c'était vrai? Son sourire. Sa voix. En réalité, je ne l'avais pas imaginé? Et les frissons dans mon dos au contact de sa peau, mon cœur qui cogne contre mes tempes. Tout ça est bien réel. Alors je dois me résoudre à recommencer à suivre les conversations de cette tablée, les idées confuses et le souffle court. Quelques regards implorants à celles qui savent bien que je ne tiens pas en place, mais toute mon attention est portée sur lui. Et si nos regards se croisent, rapidement mes yeux se plongent dans le flou. Je ne peux pas me permettre de me perdre dans ses pupilles dévastatrices. J'aimerai que le temps s'arrête, une tension s'est installée dans l'air. Seulement, je suis la seule à la percevoir. Un son. Un mouvement communicatif de la bouche et des yeux. Quelques mots. Je dois me concentrer, je dois trouver en moi cette once d'héroïsme qui saurait braver les flammes qui consument chaque cellule de mon corps si je veux être capable de lui répondre. Il acquiesce. Il se souvient. Alors ma concentration et mon self-control s'envolent, mes idées redeviennent nébuleuses pendant les quelques instants où mes yeux te hurlent tout ce que mon cœur m'interdit de te dire.
Mais cette fois quand tu fais allusion à une autre, ce n'est plus anodin. Et je ne peux plus y être indifférente. Comment est-ce arrivé? Comment suis-je tombée amoureuse de toi? Je l'ignore. Et ce n'est pas si important. Les allusions auxquelles tu t'abandonnes me laissent devant le fait accomplit. Je le savais. Mais je ne peux pas t'écouter en parler, sourire aux lèvres. Je sais trop bien que tu te souviens encore de son odeur sur toi et du goût de sa peau. J'ai beau l'avoir toujours su, je tombe de haut. Tu n'es pas mien. Tu ne l'as jamais été.
Tu ne le seras probablement jamais.






1 commentaires:
Ah oui j'ai oublié de préciser que j'aimais la mise en page de ton blog et chacune des photos qui illustrent tes articles !
Non pas que ça soit trèèèès important, mais quand même je tenais à le dire !
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