« Passion. »
Nos lèvres se joignent dans un élan d'affection ou dans une douce frénésie, mais elles n'ont d'autre choix que de s'éloigner aussitôt. C'est un nom qu'on ne prononce qu'à demi-mot, un peu comme une sentence, ou au contraire comme une bénédiction.
Il n'existe qu'une seule règle, la démesure. L'amour à outrance, l'excédent de larmes, la redondance des balafres. La passion ne se résume pas à un simple attendrissement, c'est un sentiment qui fleurit en nous avec violence. C'est la voix qui nous berce, ou le ricanement néfaste qui nous arrache le cœur. Elle ne cesse de changer de visage. Tantôt bienfaisante, tantôt hostile, c'est elle qui encombre nos frêles épaules de l'équivalent du poids de la peine universelle si le destin laisse l'odeur de la peau de cet être que l'on adore ne devenir qu'un vague souvenir. La distance est douloureuse, mais la distance nourrit la passion. Sans elle toute illusion deviendrait certitude, et pour subsister la passion doit prendre racine dans l'utopie. Nous ne sommes pas responsables de l'objet de notre affection mais nous sommes garants de la façon dont nous le chérissons.
Elle coule dans nos veines, ce n'est pas quelque chose que l'on apprend avec le temps. On naît passionnés, ou on le sera jamais. C'est une force innée qui nous pousse à agir sans la moindre réflexion. C'est la voix que l'on reconnaît comme celle de la raison bien qu'on ait parfaitement conscience qu'elle nous prive de toute lucidité. Chaque sensation est poussée à l'extrême, on perd la notion du temps. Un être passionné ne s'accorde aucun répit. C'est choisir une seule âme et faire abstraction de la présence des milliards de cœurs qui battent autour de nous. Il n'existe aucune limite aux sacrifices que l'on accepte de faire. Il est impossible de nous raisonner. On aime, c'est la seule chose qui compte à nos yeux. Il n'y a plus d'explication, on se heurte à toutes sortes de barrières mais pour rien au monde nous n'accepterions de revenir sur nos pas. Ça nous anéanti, nous avançons le souffle court et nous hurlons de douleur. Mais c'est toute la beauté de la chose. Ce qui est beau, c'est de savoir aimer de tout notre être quelqu'un qui ne méritera jamais de s'endormir dans nos bras indulgents. C'est se relever quand l'ouragan a ravagé le monde que l'on avait battit pour se rendre compte que nous tenons toujours sur nos jambes bien qu'elles soient entaillées. C'est être capable de promettre que nous leur lèguerions notre oxygène s'ils étouffaient en sachant pertinemment qu'ils nous laisseraient périr si la situation se trouvait inversée. La passion, c'est une prise de conscience. C'est réaliser que la plupart des gens ne pourront jamais comprendre la façon dont nous aimons. Ils ne ressentiront jamais l'amour éclore au fin fond de leurs entrailles avec la même intensité. Ils ne sauront pas aimer inconditionnellement tout en sachant qu'ils ne recevront jamais l'équivalent. Ils chercheront en vain à nous raisonner, sans jamais saisir que la passion n'est pas un poison qu'il leur faut extraire de nos veines.
Nous portons en nous la marque de l'espoir.
Nous sommes les preuves vivantes, donc irréfutables, que l'Amour existe.
Nos lèvres se joignent dans un élan d'affection ou dans une douce frénésie, mais elles n'ont d'autre choix que de s'éloigner aussitôt. C'est un nom qu'on ne prononce qu'à demi-mot, un peu comme une sentence, ou au contraire comme une bénédiction.
Il n'existe qu'une seule règle, la démesure. L'amour à outrance, l'excédent de larmes, la redondance des balafres. La passion ne se résume pas à un simple attendrissement, c'est un sentiment qui fleurit en nous avec violence. C'est la voix qui nous berce, ou le ricanement néfaste qui nous arrache le cœur. Elle ne cesse de changer de visage. Tantôt bienfaisante, tantôt hostile, c'est elle qui encombre nos frêles épaules de l'équivalent du poids de la peine universelle si le destin laisse l'odeur de la peau de cet être que l'on adore ne devenir qu'un vague souvenir. La distance est douloureuse, mais la distance nourrit la passion. Sans elle toute illusion deviendrait certitude, et pour subsister la passion doit prendre racine dans l'utopie. Nous ne sommes pas responsables de l'objet de notre affection mais nous sommes garants de la façon dont nous le chérissons.
Elle coule dans nos veines, ce n'est pas quelque chose que l'on apprend avec le temps. On naît passionnés, ou on le sera jamais. C'est une force innée qui nous pousse à agir sans la moindre réflexion. C'est la voix que l'on reconnaît comme celle de la raison bien qu'on ait parfaitement conscience qu'elle nous prive de toute lucidité. Chaque sensation est poussée à l'extrême, on perd la notion du temps. Un être passionné ne s'accorde aucun répit. C'est choisir une seule âme et faire abstraction de la présence des milliards de cœurs qui battent autour de nous. Il n'existe aucune limite aux sacrifices que l'on accepte de faire. Il est impossible de nous raisonner. On aime, c'est la seule chose qui compte à nos yeux. Il n'y a plus d'explication, on se heurte à toutes sortes de barrières mais pour rien au monde nous n'accepterions de revenir sur nos pas. Ça nous anéanti, nous avançons le souffle court et nous hurlons de douleur. Mais c'est toute la beauté de la chose. Ce qui est beau, c'est de savoir aimer de tout notre être quelqu'un qui ne méritera jamais de s'endormir dans nos bras indulgents. C'est se relever quand l'ouragan a ravagé le monde que l'on avait battit pour se rendre compte que nous tenons toujours sur nos jambes bien qu'elles soient entaillées. C'est être capable de promettre que nous leur lèguerions notre oxygène s'ils étouffaient en sachant pertinemment qu'ils nous laisseraient périr si la situation se trouvait inversée. La passion, c'est une prise de conscience. C'est réaliser que la plupart des gens ne pourront jamais comprendre la façon dont nous aimons. Ils ne ressentiront jamais l'amour éclore au fin fond de leurs entrailles avec la même intensité. Ils ne sauront pas aimer inconditionnellement tout en sachant qu'ils ne recevront jamais l'équivalent. Ils chercheront en vain à nous raisonner, sans jamais saisir que la passion n'est pas un poison qu'il leur faut extraire de nos veines.
Nous portons en nous la marque de l'espoir.
Nous sommes les preuves vivantes, donc irréfutables, que l'Amour existe.
à Maeva.






